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Ses dessous sont rouges foncé, de la même couleur que son top...Il pensait qu'elle ne portait que du noir ou du blanc, ça lui traverse l'esprit alors qu'elle se tient maintenant debout très droite devant lui, comme si elle l'attendait. L'air est lourd, presque électrique, comme si dehors un orage allait éclater, derrière les hautes vitres de toutes façons le monde extérieur n'existe plus pour lui. Il n'y a qu'elle, ici, maintenant, depuis très longtemps qui l'attend et le désire, et lui qui n'osait pas, certainement parce qu'il la respecte tellement, et qui la trouve si belle depuis la première fois qu'il l'a vue. 

- Alors vous aussi ?...dit-il seulement.

- Moi ? Ne me dîtes pas que vous ne savez pas ? 

- Vous êtes pourtant si...distante, professionnelle, enfin ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des reproches, ça vous rend encore plus séduisante, encore plus...désirable.

- Ah. Eh bien c'est pareil pour vous.

Il la contemple encore, il n'arrive pas à détacher ses yeux de ce corps si parfait, mince et fragile comme celui d'une jeune fille, il n'ose pas encore aller plus loin mais en fait c'est comme si c'était déjà acté, il sait qu'il est prisonnier de son odeur sucrée, des vagues sombres de ses cheveux qui le fascinent, et de ses yeux profonds comme une nuit d'encre. 

- Venez...dit-elle alors.

Elle le pousse doucement contre les rayons de la bibliothèque.

- Ici...vous vous souvenez l'été dernier ?...Quand on n'était que tous les deux ici et qu'on classait et rangeait les archives ?...Eh bien j'avais déjà envie de vous. J'ai aimé vous regarder avec votre chemise qui dépassait du pantalon, débraillé comme ça...et vos manches retroussées...

Il s'en souvient aussi fort qu'elle. Ce jour-là il s'était excusé d'être débraillé, il ne se sentait pas spécialement attirant ainsi, avec l'odeur de sa sueur dans la chaleur du bureau, ses cheveux en bataille dans lesquelle il passait la main nerveusement, remettant une mèche à sa place croyait-il. Elle portait un jean et un débardeur blanc qui avait été tout sali par la poussière soulevée par le maniement des boîtes à archives. Elle le regarde doucement, et les mêmes images déferlent, brûlantes, insoutenables, il ne peut plus résister cette fois, il la plaque contre la bibliothèque, ses mains parcourent son corps, y croyant à peine, comme si elle allait disparaître d'un instant à l'autre, comme s'ils n'avaient que quelques secondes dans l'éternité. 

Elle aussi a commencé, très doucement à passer une main si douce, si tendre, si sûre pourtant, sur son torse, qui s'attarde, caresse, descend, remonte, s'amuse, s'arrête, repart...

- Arrêtez, V...Je n'en peux plus !!!