La Hussarde

12 janvier 2017

Elle et Lui (part.6)

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Alors, n'y tenant plus, il se retire brusquement. L'attrape par la nuque, sentant ses cheveux le fouetter au passage, il est presque fou, hors de lui, il la veut comme jamais il n'a voulu une femme, pas même la sienne, il la veut toute entière, là, maintenant, tout de suite. Il la fait reculer jusque dans son bureau, pousse la porte d'un coup d'épaule, la tenant toujours, à demi-nue, Dieu que sa beauté le bouleverse, fragile comme une adolescente, et pourtant son regard plus dur que l'acier le clouerait sur place s'il n'était si excité, comment ose-t-il il ne sait pas, tout ce qu'il sait en cet instant c'est qu'il la veut juste pour lui, rien qu'à lui, la posséder, la faire sienne, la faire hurler de plaisir.

Il a refermé la porte. En plus, il y a l'autre porte, double et capitonnée, celle de son bureau à elle par lequel il faut passer si on veut atteindre le sien. Et cette double porte est fermée à clef. Ils sont seuls. A cette heure, personne n'erre plus dans les immenses couloirs de la bâtisse, il reste juste le service de sécurité devant les portes fermées de l'établissement. Ils sont seuls au monde.

Elle le regarde toujours, elle ne peut pas détacher ses yeux de lui, elle est comme fascinée par ce corps enfin à sa portée qu'elle a désiré si longtemps, qu'elle a dénudé chaque jour en pensée, platoniquement, sans même penser autre chose que ce plaisir imaginaire. Et maintenant il est réel. Il est là. Il vient de la prendre et il va la prendre encore jusqu'au bout. Jusque tout au bout elle sait.

- R...Vous êtes beau. 

Quand va-t-elle se permettre un tu, un seul ?...Il veut la faire sortir totalement de sa réserve, la voir échevelée, trempée de sueur, le suppliant, le tutoyant, prête à tout. Il se demande comment elle a fait pour en arriver là avec lui, juste avec son regard, avec son corps, avec son souffle, avec sa voix. 

Il la pousse brutalement contre le bureau, elle trébuche, sa jambe droite s'écarte légèrement,elle se rattrape, mais déjà il l'a pénétrée d'un coup sec, violent, terrible, et il craint confusément de lui faire mal, mais non, elle a ployé légèrement l'échine et la tête, a jeté un petit cri de bête surprise, et maintenant il sent son souffle, alors qu'il passe une main audacieuse sur ses petits seins tous durs, gonflés, des seins d'adolescente exactement.

- V...Je te veux tu entends, je te veux !...

Ses coups de boutoir sont terribles, il la pilonne avec une violence telle qu'il s'en croyait incapable, comment se fait-il aussi qu'elle encaisse tout comme ça, qu'elle l'appelle même, encore, toujours plus loin ?...Jusqu'où vont-ils aller se dit-il alors qu'il sent son petit corps chaud contre lui, et au plus profond de lui-même sa raison vaciller lorsqu'enfin, à bout de forces mais le défiant encore, elle se retourne un peu et hurle soudain :

- R !...Maintenant ! Viebns !...Je t'en prie viens !...Toi !...Toi !...Viens !...

Une fraction de seconde son regard brûlant plonge au fond de ses yeux à lui, alors qu'il n'arrive plus à s'arrêter, il continue, continue, plus loin, comme elle a demandé, plus fort, là où ils sont à jamais seuls tous les deux loin de ce monde. 

Et soudain, l'éclair déchire la nuit. Elle se met à crier. Un cri long qu'il étouffe tant bien que mal de sa main, elle le mord, il sent ses petites dents très fort dans sa peau le meurtrir, ses ongles s'enfoncer dans sa peau, il sent l'infini plaisir, la délivrance enfin en elle, tout au fond d'elle, l'infini existe et c'est elle, c'est là, le ciel sombre en un amas d'étoiles explosées, il a un râle terrible d'animal qu'il ne savait pas même exister en lui.

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17 décembre 2016

Elle et lui (part.5)

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Il sait qu'il ne faut pas attendre, penser, ni rien faire d'autre que ce qu'elle demande, quelles que soient les conséquences. Il sait aussi, confusément, qu'aucune conséquence négative ne peut résulter de cet instant, parce que c'est elle et que c'est lui, et qu'ils sont capables de maîtriser tout ce que la vie peut leur présenter - et qu'ils la connaissent assez aussi pour savoir se préserver autant que possible des maux. 

- Je veux juste vous regarder...Vous êtes si belle, je le savais...Mais vous voir...toute entière...si belle oui, vous êtes tout ce que j'aime vous savez, vous êtes la beauté, tout ce que je désire savoir et voir dans la vie, je le vois là...dans vos yeux, dans votre corps...

Mais il n'a pas le temps d'achever. Ses mots meurent sur ses lèvres qu'elle a faites prisonnières des siennes en un baiser brûlant. Sa bouche est remplie d'elle, de sa saveur douce et parfumée, il voudrait tout prendre d'elle, toute son essence, son secret tout ce qu'elle recèle en son âme, tout, tout, tout. Il n'est plus lui. Ou plutôt il est lui comme il ne l'a jamais été avant cet instant, l'audace, la volonté, la puissance soudain devenues indomptables. Il s'arrache de ces lèvres délicieuses, de ces bras adorables qu'il voudrait recouvrir de baisers encore et encore, la plaque contre le sol sans appel, et tenant ses poignets si fragiles de ses mains de fer, la pénètre avec une lenteur et une force conjuguées et insupportables. Chaque fraction de seconde est un délice et un supplice à la fois, tant il voudrait aller plus loin tout de suite, mais il veut aussi profiter de chaque parcelle de sa chair qui l'enserre si étroitement, et voir dans ses yeux à elle qui restent attachés aux siens l'exact miroir de ce qu'il ressent. 

Ce qu'il voit dans l'eau sombre et tumultueuse de ses yeux c'est ce qu'il a cherché toute sa vie jusqu'aujourd'hui et qu'il avait relégué dans l'utopie après avoir adulé dans l'idéal, c'est un sens qui soudain déchire de lumière tout ce qui est, c'est le secret avec lequel désormais il sait qu'il devra vivre.

Et soudain, il touche l'insondable profondeur. Là où leurs regards s'étreignent et se fondent en un même océan. Là où il vient d'aborder tout au fond de son corps, et où encore cependant, s'ouvre une porte majestueuse, olympique, dans chaque frémissement de cette chair féminine délicieuse qu'il ne veut plus jamais quitter...L'effort en cet instant, pour elle et pour lui, est terrible. Ne pas venir. Pas tout de suite.

 

 

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01 octobre 2016

Elle et lui (part 4)

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Découvrir sa peau si douce de si près, pouvoir enfin la respirer, il se souviendra toujours il en est sûr de cette odeur d'amande blanche comme la colle d'écolier d'autrefois qu'il avait envie de manger, mêlée à quelque chose de croquant, de frais, une pomme, un jardin, et un fond capiteux et profond comme une fleur lointaine...Mais il y a aussi une pointe imperceptible de sel sur sa peau, comme des larmes séchées ou comme si elle venait de sortir de la mer...La poussière et la pénombre de cette partie reculée du bureau font comme une bulle autour d'eux et de cet instant suspendu dans le temps, il pourrait être hier, ou le premier jour qu'il la vit, ou demain, ou dans des années quelque part où ils se retrouveraient enfin, libres de toutes attaches, prêts à tout.

 

- J'ai quelque chose à vous demander, dit-elle soudain, tout contre lui dans un souffle, je veux qu'on continue à se vouvoyer.

Il sourit, la regarde, elle est si belle en cet instant, plus que jamais, la tête légèrement renversée en arrière, ses cheveux épars en vagues brunes russellent dans ses mains comme la caresse du vent sur l'océan la nuit, ses yeux profonds enfoncés dans les siens laisseront à jamais leur empreinte, il le sait maintenant et ne peut plus jamais rien lui refuser.

- Après ?...Mais bien sûr V.
- Non, pendant. Maintenant. Je veux.

Il est un peu décontenancé, il ne s'attendait pas à cette injonction, il se dit qu'il va devoir redoubler de maîtrise et ça l'excite davantage, elle a vraiment le don des challenges, il ne s'est pas trompé quand il l'a vue la première fois. Elle est au-delà de ce qu'il imaginait même. Ses mains sur lui sont une délivrance, jamais il n'aurait pensé qu'une femme pouvait ainsi en un instant trouver le chemin vers lui sans la moindre hésitation, il est bouleversé, il voudrait la prendre, la consommer, la faire hurler, la déchirer de plaisir, jamais il n'a senti autant de violence en lui, un désir aussi impétueux comme une tempête qui renverse tout sur son passage, jamais il n'a eu autant de mal à la divine maîtrise qu'il affectionne tant pourtant. L'insoutenabilité de cette main fine et douce sur sa queue raide et dure comme l'acier ça c'est une première fois.

C'est la première fois.

Juste avant il y a le silence des grands bâtiments vides qui les protègent, immense carapace de pierre, de labeur, de siècles et d'hommes. 

Juste avant il y a l'eau, le feu, l'air, la terre qui attendent, ramassés en un magma d'énergie commune, prêts à s'élancer vers l'infini.

Juste avant il y a leurs yeux sombres qui s'interrogent et leurs corps brûlants qui répondent, se cabrent sous la puissance du fouet qui les enlace comme une flamme. Puis s'engouffrent dans le tournant en un galop terrible et assourdissant, comme deux chevaux trop longtemps retenus.

- Maintenant R. Prenez-moi, il faut.

 

 

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18 juillet 2016

Elle et Lui (part3)

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Il est comme elle avait pensé, c'est un peu comme si soudain les rêves qui ont parfois agité ses nuits prenaient forme, devenaient réels. Du coup, et aussi parce que depuis le premier regard échangé avec lui elle a senti ce frémissement infaillible qui signale qu'entre cette personne et vous les atomes, le hasard, le destin, la nature, peu importe, ont fait que votre chair et la sienne, votre esprit et le sien s'accordent à jamais quel que soit le lieu et l'espace - du coup, elle se sent en terrain connu malgré qu'elle découvre pour la première fois son corps. Et ses mains à lui sur sa peau brûlante, qui dégrafent le soutien-gorge, libèrent ses seins durs presque douloureux, les caressent avec une délicatesse insupportable, lui disent que lui aussi sait ce qu'il fait malgré son impatientce nerveuse.

- R...je sais depuis le début, souffle-t-elle. 

- Comment avez-vous su ?...Je suis resté discret, très discret.

- Trop justement. 

- Comme vous. C'était insupportable. 

- Comme toutes les fois où on se frôle dans le couloir, ou bien qu'on travaille à mon bureau ou au vôtre. Vous savez quoi ? En fait je n'en peux plus de vous.

Sa main cette fois s'est arrêtée plus bas, et d'un coup les doigts fins ont ouvert son pantalon. C'en est trop, trop de désir en lui, la marée est devenu tsunami, tous ces longs mois de silence, ces saisons muettes et cependant vibrantes, ses tenues à la fois sobres et qui semblent toujours faites exprès pour dessiner ce corps qui l'affole, se maîtriser toujours, même au bord, même quand il voudrait la toucher vraiment, passer ses doigts sur sa bouche entrouverte, sur sa peau si douce à l'odeur de pêche un peu amère, comme le jour où il a failli la tutoyer, où elle a eu ce très bref et satisfait sourire, ce jour-là il a su qu'elle savait, un bref instant il a su...Et puis il s'est raisonné, certainement non, elle avait souri pour autre chose, une pensée avait du la traverser juste à ce moment...Maintenant ces mille instants lui reviennent en foule, dans le maëlstrom qui enfle en lui, qui l'arrache à sa maîtrise si parfaite, qui le jette contre elle, assoiffé, éperdu, fou de désir.

- V...Je te veux !...

Elle a trébuché sous son assaut, maintenant elle est à demi allongée par terre, entre les rayons de la bibliothèque et la table basse, accrochée à lui, ses yeux dardant un feu qui le consume, une seconde suspendue à sa volonté, fait-elle semblant d'attendre sa volonté dans un ultime et savant jeu de séduction féminine dont elle a le secret, il ne sait pas exactement, car elle a l'air à la fois si sincère, presque apeurée malgré son désir qui brûle de partout...Et puis il n'a plus le temps de penser. Elle a collé son petit corps fragile contre lui, faisant glisser en même temps son jean. Elle a pris sa main et l'a guidée vers elle.

 

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02 juillet 2016

Elle et Lui (part 2)

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Ses dessous sont rouges foncé, de la même couleur que son top...Il pensait qu'elle ne portait que du noir ou du blanc, ça lui traverse l'esprit alors qu'elle se tient maintenant debout très droite devant lui, comme si elle l'attendait. L'air est lourd, presque électrique, comme si dehors un orage allait éclater, derrière les hautes vitres de toutes façons le monde extérieur n'existe plus pour lui. Il n'y a qu'elle, ici, maintenant, depuis très longtemps qui l'attend et le désire, et lui qui n'osait pas, certainement parce qu'il la respecte tellement, et qui la trouve si belle depuis la première fois qu'il l'a vue. 

- Alors vous aussi ?...dit-il seulement.

- Moi ? Ne me dîtes pas que vous ne savez pas ? 

- Vous êtes pourtant si...distante, professionnelle, enfin ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des reproches, ça vous rend encore plus séduisante, encore plus...désirable.

- Ah. Eh bien c'est pareil pour vous.

Il la contemple encore, il n'arrive pas à détacher ses yeux de ce corps si parfait, mince et fragile comme celui d'une jeune fille, il n'ose pas encore aller plus loin mais en fait c'est comme si c'était déjà acté, il sait qu'il est prisonnier de son odeur sucrée, des vagues sombres de ses cheveux qui le fascinent, et de ses yeux profonds comme une nuit d'encre. 

- Venez...dit-elle alors.

Elle le pousse doucement contre les rayons de la bibliothèque.

- Ici...vous vous souvenez l'été dernier ?...Quand on n'était que tous les deux ici et qu'on classait et rangeait les archives ?...Eh bien j'avais déjà envie de vous. J'ai aimé vous regarder avec votre chemise qui dépassait du pantalon, débraillé comme ça...et vos manches retroussées...

Il s'en souvient aussi fort qu'elle. Ce jour-là il s'était excusé d'être débraillé, il ne se sentait pas spécialement attirant ainsi, avec l'odeur de sa sueur dans la chaleur du bureau, ses cheveux en bataille dans lesquelle il passait la main nerveusement, remettant une mèche à sa place croyait-il. Elle portait un jean et un débardeur blanc qui avait été tout sali par la poussière soulevée par le maniement des boîtes à archives. Elle le regarde doucement, et les mêmes images déferlent, brûlantes, insoutenables, il ne peut plus résister cette fois, il la plaque contre la bibliothèque, ses mains parcourent son corps, y croyant à peine, comme si elle allait disparaître d'un instant à l'autre, comme s'ils n'avaient que quelques secondes dans l'éternité. 

Elle aussi a commencé, très doucement à passer une main si douce, si tendre, si sûre pourtant, sur son torse, qui s'attarde, caresse, descend, remonte, s'amuse, s'arrête, repart...

- Arrêtez, V...Je n'en peux plus !!!

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24 juin 2016

Elle et Lui (part.1)

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C'est aujourd'hui, elle le sait, à presque rien mais elle le sait. A son sourire d'un millième de seconde plus long que d'habitude, à ses yeux sur elle peut-être qui sont restés même pas une fraction de seconde de plus dans ses yeux à ellei, mais cet infime instant a suffit pour tout lui dire. 

A l'heure où plus personne n'est dans les locaux, laissant peu à peu les imenses bâtiments se vider, au lieu de partir comme d'habitude et de lui souhaiter une bonne soirée, elle est restée assise à son bureau, son sac à ses pieds, son trench posé sur une chaise. Enfin au bout d'un moment il est entré. C'est elle qui, se levant rapidement, a refermé la double porte capitonnée derrière lui. Sans rien dire. Juste leurs deux regards l'un dans l'autre comme aimantés qui se sont pris déjà il y a longtemps, depuis le premier regard qu'ils ont échangé il y a plus d'un an.

Il fait très chaud c'est l'été.

Le silence, et la poussière dans l'air, visible dans la chaleur, malgré l'ombre des stores, qui danse.

Sa main à lui a d'abord caressé sa lourde chevelure à elle, passant sur la peau douce et si fine de sa nuque, sans s'y attarder cependant, mais cette caresse a suffit, brûlante. Elle a rapproché son corps mince et fragile du sien, il a senti ses seins durs et fermes contre son torse, son souffle chaud et sucré, son parfum qu'il reconnaît entre tous, il n'a pu résister plus de quelques secondes à l'appel impétueux de ce corps qui l'obsède depuis tant de mois. Alors, d'un seul coup, en soufflant juste son prénom, il a passé son autre main sous son top pour sentir ses petits seins. La folie pure.

C'est elle encore qui a enlevé tout à fait son haut, il git maintenant sur son bureau en verre noir, un petit tas de tissu rouge sombre, il a le temps de trouver ce contraste très beau, ce rouge foncé et ce noir brillant presque agressif, comme ses cheveux qu'il embrasse éperdument de ses lèvres assoiffées. 

-Enfin vous ! dit-elle seulement.

- C'est vrai ?...Vous attendiez ?...Vous m'attendiez ?!...Ah !...

Il se noit dans la nuit de ses yeux, dans l'irrémédiable certitude de sa voix, alors elle aussi, depuis le premier jour, comme lui. Il lui prend la bouche et c'est comme si plus rien jamais n'avait existé que le ciel chaud et lourd de cette fin d'après-midi d'été sur Paris, rien, plus jamais rien d'autre, juste cet instant, fulgurant. Sa bouche a le même goût sucré que son souffle, un fruit d'été, défendu, petite Eve je suis fou de toi tu sais.

C'est alors qu'elle a eu ce geste incroyable, inespéré, elle l'a un peu repoussé, ses yeux sombres se sont plantés dans son regard dans une ultime question et elle a dit :

- J'ai envie de vous.

Et comme ses yeux à lui brillaient, émerveillé, projeté dans un autre monde qu'il était, il n'a presque pas été surpris quand brusquement, sans crier gare, elle a repris sa bouche dans un baiser violent et délicieux.

 

 

 

 

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10 avril 2015

Sensations pures

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Son droit regard qui tente d'aller au profond de moi, sa mâle douceur, son trouble troublant à mes côtés, sa retenue violente et tellement visible, et l'intime frisson de la chair entre nous cependant, le froissement de soie de sa peau sur la mienne, un instant nos mains, vibrante caresse, furtive et délicieuse, et son odeur de mâle, mélange de sa sueur et de son parfum qui demeure encore longtemps dans la pièce après lui...

C'est tout.

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08 mars 2015

Avis de tempête

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Tes mains sur la soie de ma peau lisse glissent et me serrent, j'enlace de mes jambes ton corps que j'adore, et c'est alors que tu m'abordes vraiment - capitaine au long cours de nos voyages les plus fous, vers des terres inconnues où nul jamais n'a foulé le sol vierge, là-bas brille un soleil éternellement d'or et de lumière, en tes yeux ses rayons me transpercent et j'ouvre un peu plus les accès, forcément...Tu m'excites et m'allumes et je provoque tes pires assauts, les outrages et les orages déferlent comme autant de perles précieuses mêlées aux lames acérées de notre amour, entre la douceur exquise de tes mains sur mes seins qui me rendent folle et l'exaspérante et tendre caresse de la pulpe de mes doigts sur ton gland, il y a le souffle du zéphir suivi par la tempête qui monte, enfle les voiles des vaisseaux lancés à toute vitesse.

Mon capitaine que faîtes-vous ?...

Sur mon ventre soudain l'écume jaillit en un torrent blanc et tiède, coule jusqu'au coeur de mon plaisir, et le râle de la bête me remplit et me comble de fierté et d'une joie sans pareille.

Heureusement que j'étais déjà venue sur tes doigts et dans ta bouche mon amour.

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27 février 2015

A mes hommes d'armes

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Il n’est aucun code de lecture pour nous. Dans le prisme étroit du regard obtus et myope d’une société en manque de lumière je t’aime et tu m’aimes à nuls autres pareils. Ceci est une introduction mais est aussi le corps du sujet, également la conclusion. En fait tout le reste que l’on puisse écrire est un développement, une répétition ou une explicitation.

Un à un j’ai laissé partir tous ceux de mes hommes d’armes qui ne comprenaient pas, qui n’admettaient pas, qui jugeaient, qui s’érigeaient parfois contre l’inébranlable et l’inoxydable couple que nous formons. Il est vrai que je demande à mes hommes des qualités rares : discrétion, abnégation, silence, autonomie, indépendance, intelligence, et surtout le plus total respect de mes choix de vie, sans jamais poser la moindre question ni prétendre m’influencer de quelque façon que ce soit. Si toutes ces qualités ne sont pas réunies dans une belle personne, je ne vois aucune raison valable de garder quelqu’un dans mes rangs.

Je laisse volontiers les images, toutes mêlées et entrelacées dans leurs yeux qui m’ont perdue de vue à jamais. La Maîtresse insupportable, exigeante et impétueuse, qui ne souffrait aucun manquement, l’enfant reine d’un royaume unique, la muse, l'inspiratrice de tous les paradis, l’objet hors d’atteinte de tous les fantasmes, l’amie, la confidente, la sœur de cœur...Par-delà tout, la Pygmalionne qui laisse toujours les traces de son passage.

L’être seul –incompris, rejeté- a suffi pour briser tous les miroirs, et je demeure libre, par-delà les reflets trépassés et à venir aussi. Fidèle à moi et à ceux qui osent me regarder telle que je suis.

Rescapés de l’hécatombe, dans l’ombre et le brouillard vous qui n’êtes jamais loin, encore là, qui même sans comprendre tout admettez et ne posez pas de question : je vous sais gré d’être, simplement, d’être ceux que vous êtes : des hommes libres qui faîtes le choix insensé de m’aimer et de me suivre pour rien.

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24 janvier 2015

Nouveau monde

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J'ai rêvé de toi aux confins de mon corps ce matin, ne pas se lever tôt, c'est samedi, la vague conscience grâce à la lumière ténue qui s'infiltre par les volets, il devait être 8h ou un peu plus, juste la fin du rêve me reste. J'ai perdu le fil de l'histoire. Effilochée dans l'inconscient, en traînées transparentes, déjà lointaines mais qui cependant m'imprègnent d'une saveur délicieusement vivante. La fin du rêve c'était toi qui venais, la puissance de ton plaisir comme l'océan qui me renverse, l'océan qui se dédie à moi, qui se donne à moi si petite, si frêle, lui si vaste, si grand, si fort. Mais il y avait du soleil, le printemps ou l'été certainement, tes mains me maintenaient si bien, je me souviens surtout de l'amour infini, de ton regard planté dans le mien puis soudain le frémissement infime de ton corps, les secousses qui m'annoncent la fin, non le début d'un autre monde, un monde où enfin tu as dit : je t'aime.

 

 

 

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